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Rapport du C.E.S.
L'université pro.
Objectif emploi
 

L’insertion des jeunes diplômés en France est au cœur du débat public. Un rapport traitant de cette problématique a été rédigé en 2005 par le conseil économique et social : C.E.S. (voir le résumé). Ce rapport met en évidence les difficultés certaines d’insertion des jeunes diplômés sur le marché du travail, ce problème concernant tant la durée post diplôme passée à chercher un emploi que la nature du contrat de travail proposé (contrat précaire : CDD, intérim…) si contrat de travail il y a (voir suite pour les abus de stage).
    

Actuellement, le chômage touche environ 25% des jeunes actifs de moins de 25 ans, ce qui est supérieur de 12 points à la moyenne de l’ensemble de la population active. Ce taux est également variable en fonction du type de formation. Les universités sont à ce sujet moins bien lotis que les écoles d’ingénieur ou de commerce. En effet, ces dernières préparent davantage leurs étudiants grâce à une professionnalisation plus importante de leurs formations (cumul de stages au cours du cursus, expériences à l’étranger, plus grande opérationnalité des savoirs…), sans oublier les effets liés à des pratiques de recrutement plus sélectives et à leurs moyens financiers plus importants !

 

Autre constat tout aussi alarmant concernant l'image de nos formations universitaires : dans un sondage de l'IFOP de 2005 auprès d'1/3 d'étudiants, 1/3 de parents et 1/3 de dirigeants d'entreprises, à la question : "Quelle formation supérieur prépare le mieux un jeune aujourd'hui à affronter le monde du travail?" 55% des réponant plébicitent les grandes écoles, 35% vantent les formations de type IUT, et moins de 10% sitent "les autres formations universitaires..."

 

C'est donc sur un terrain plein de préjugés que l'Université doit faire face à de nouvelles préoccupations avec la procédure buggétaire Lolf qui demande désormais aux facs de produire un bilan d'insertion de leurs dîplomés. La prise de conscience des difficultés rencontrées par l'Université est donc réelle et des réformes sont annoncées. L'objectif est affiché : "Mettre l'enseignement supérieur français et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux".

 

Pour atteindre cet objectif, la première mesure prévue est de donner l'autonomie de gestion aux universités. Les facs pourront ainsi faire un usage plus souple de leurs bugets, jusqu'ici gérés au ministère, c'est-à-dire bien loin des préoccupations singulières de terrain rencontrées par chaque établissement. La deuxième mesure concerne le financement. La France est actuellement le seul pays développé à dépenser moins pour un étudiant que pour un lycéen. Nous attendons donc avec impatience les premiers déblocages budgétaires. Le troisième chantier concerne l'orientation professionelle des étudiants. Un délégué interministériel à l'Orientation a ainsi été installé pour faire le lien entre l'Education nationale et l'Emploi.


En attendant de voir naître des actions concrètes de ces spéculations et de pouvoir en juger les effets, le rapport du C.E.S. expose plusieurs pistes à explorer :


     1 – Améliorer la communication sur le marché du travail, les perspectives et les débouchés, ainsi que multiplier les espaces de rencontres avec les professionnels.


    2 – Renforcer la dimension professionnelle des formations ainsi que l’adéquation entre la formation et les besoins des organisations. A ce sujet, un débat national a été organisé en 2006 à la demande du président Jacques Chirac sur le thème "de l'université à l'emploi". Vous pouvez consulter

un synthèse des éléments clés issus de ce débat dans la rubrique "l'université pro." du menu.


     3 – Instaurer une passerelle entre le système éducatif et le monde professionnel en aidant à l’élaboration et au suivi du parcours d’orientation ainsi qu’en rendant plus « lisible » les diplômes et certifications au regard des professionnels des ressources humaines et du recrutement.


     4 – Développer l’esprit d’entreprendre en informant sur les possibilités offertes par le secteur libéral ainsi que par la reprise ou la création d’entreprises.


     5 – Renforcer l’internationalisation de l’enseignement supérieur notamment en favorisant et développant la pratique de langues étrangères car la pratique tout au moins d’une langue vivante étrangère est aujourd’hui indispensable dans de nombreux métiers, notamment dans les fonctions d’encadrement.


     6 – Développer et encadrer les pratiques de stage. En effet, si le développement des stages permet de toute évidence de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes, il convient toutefois de veiller à ce que leur pratique ne se substitue pas à de véritables embauches de jeunes diplômés. S’il est donc recommandé d’effectuer plusieurs stages lors du cursus, ils ne doivent en aucun cas se substituer à des emplois permanents ou permettre des recrutements successifs de stagiaires sur un même poste. De même, Après la fin de leur scolarité, certains jeunes sont amenés à effectuer des stages dans des entreprises, des structures libérales ou des administrations, sans disposer de statut bien défini. Certes, ces stages peuvent utilement contribuer à l’acquisition d’une expérience professionnelle. Toutefois, la distinction est parfois difficile à opérer entre les situations où le statut de stagiaire est pleinement justifié et les situations où les activités exercées par le jeune et son apport à l’entreprise ou à la structure justifieraient qu’elles relèvent d’un contrat de travail de droit commun ou d’un statut de collaborateur libéral.

 

 

L'engagement associatif :

 

Nous venons de dresser un état des lieux général de la situation de l'Université face à son devoir premier qui est de former et de préparer des futurs professionnels à haut niveau de qualification. Mais qu'en est-il de la situation particuliaire de la psychologie liée au champ du travail et des organisations et de sa quarantaine de Master pro ?

 

Afin de mieux cerner les besoins et manques à combler dans ce domaine et ainsi mieux cibler notre intervention, nous conduisons actuellement sur la ville de Tours une étude amenée à s’étendre sur l’ensemble des villes universitaires proposant une formation en psychologie sociale et du travail. La finalité de cette étude est essentiellement de faire le point sur le degré de professionnalisation des formations universitaires ainsi que sur le partenariat engagé avec les entreprises et d’évaluer le niveau d’insertion des diplômés issus de ces formations.

 

C'est par la connaissance du terrain que nous proposerons des interventions concrètes et ciblées et que nous engagerons des partenariats dans un objectif unique : faire connaître et valoriser notre formation, permettre à chaque dîplomé de trouver sa place sur le marché du travail et donner à notre profession une véritable dynamique de réseaux.

 

Adhérer à l'association, c'est nous donner plus de poid, plus de moyens... c'est devenir acteur d'un changement

 

 

 

Sources :

- Rapport du Conseil Economique et Social, (2005), L'insertion professionnel des jeunes issus de l'enseignement supérieur.

- Rapport de la commission du débat national Université-Enploi, (2006), De l'université à l'Emploi.

- Nouvel Observateur n°2221, (2007), Dossier spécial Universités.